Le Pic d'Estats (espagnol et catalan : Pica d'Estats) est un sommet des Pyrénées situé sur la frontière franco-espagnole, dans le département de l'Ariège côté français et la comarque catalane de Pallars Sobirà côté espagnol.

 Avec 3 143 mètres d'altitude, c'est le plus haut sommet du massif du Montcalm, toutefois son ascension ne présente pas de difficulté particulière (ni escalade, ni glacier).

Située dans le massif du Montcalm, au sud d'Auzat et surplombant la haute vallée de Vicdessos, la Pique d'Estats dépasse le pic de Montcalm de plusieurs dizaines de mètres. C'est à la fois le plus haut sommet de l'Ariège et de la Catalogne. Il est bordé à l'ouest par le pic de Verdaguer (3 131 m) et à l'est par la pointe Gabarró (3 115 m). Le sommet est situé dans les périmètres frontaliers du parc naturel de l'Alt Pirineu et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises3. Le sommet est constitué d'un ensemble schisto-gréseux datant du Cambrien4.

 

Le Canigou est la montagne des Catalans, des deux côtés de la frontière. Le massif du Canigou dans les Pyrénées orientales, domine le Roussillon de ces 2.785 mètres. Le massif du Canigou est le grand massif pyrénéen le plus proche de la mer Méditerranée. Visible de toute la Catalogne et parfois même depuis Marseille, sa présence imposante en fait un symbole des catalans et a, jusqu'au xixe siècle,  laissé croire qu'il était le point culminant des Pyrénées.

Il sépare les deux régions historiques catalanes du Conflent et du Vallespir, ses contreforts orientaux formant celle des Aspres.

Ses flancs ont été habités dès la préhistoire. Le pastoralisme, l'exploitation de mines (en particulier de fer, maintenant abandonnées) et le thermalisme sont des activités millénaires des populations du Canigou.

La grande variété de ses paysages, son accès relativement aisé, ses lieux culturels et son climat doux en font une région touristique appréciée des randonneurs à pied ou à vélo. De nombreux sentiers sont aménagés. Depuis juillet 2012, le site a obtenu le label officiel Grand Site de France3.

 

Initialement, la grande montagne de granite est exempte même de nom. Les habitants de la région, les Pyrénéens, ont nommé pendant longtemps les cabanes, les pâturages, les forêts, les lacs, les cols, parfois les crêtes séparant les vallées, en somme tous les lieux utiles. Ils ont ignoré les sommets : lieux a priori sans intérêt. Il existe des indices que les bergers et les chasseurs des vallées du sud le désignaient comme Malheta ou Malahita, voire Pointe, mais cela concernait plutôt la montagne 

mais cela concernait plutôt la montagne dans son ensemble et est à l'origine du nom du massif de la Maladeta.

Ce sont les premiers pyrénéistes, venus du côté français, qui cherchèrent à individualiser les sommets du massif et à attribuer un nom à chacun d'eux. Malheureusement, vu du versant nord, c'est le pic de la Maladeta qui, étant plus près, semble être le plus haut sommet, ce dernier fut donc l'objet des premières ascensions et le premier à être nommé du nom local du massif, tandis que l'Aneto restait sans nom. Le premier voyageur cultivé qui l'a aperçu depuis le Port de VénasqueLouis Ramond de Carbonnières, se limitait à décrire en 1787 son aspect d'aiguille de glace. Finalement, le point culminant des Pyrénées finira en héritant du nom du petit village le plus proche au pied de son flanc oriental : Aneto4,5 (42° 33′ 16″ N, 0° 44′ 36″ E), situé près du cours d'eau de la Noguera Ribagorzana sur le territoire de la municipalité de Montanuy6 dans la Ribagorce.

 

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