Dans un ordre ascensionnel la faune se compose de :
 
Renards, Ours Bruns, Chevreuils, Grands Tétras, Loups, Marmottes, Cerfs Elaphe, Bouquetins, Mouflons, Hermines, Lagopèdes  et  Vautours Fauves
 
 
LE GRAND TETRAS : https://youtu.be/RZjZVHSKQ3c

 

 

LA MARMOTTE est un animal d’environ 50 cm pour un poids de 4 à 8 kg. D’octobre à mars, il est inutile de la chercher car elle hiberne tranquillement au fond de son terrier. Elle se nourri principalement de feuilles, racines, tiges mais il lui arrive également de se délecter de quelques vers et autres sauterelles lorsque l’occasion se présente.

On la trouve à des altitudes allant de 800 à 2600 mètres sur des versants plutôt ensoleillés et dégagés où se situent des éboulis et des pentes herbeuses. Elle y creuse des terriers (souvent sous un rocher) pouvant atteindre 10 mètres de long jusqu’à 3 mètres de profondeur !

Certaines vallées de la Bigorre et du Béarn sont particulièrement propices à leur observation et si vous voulez les rencontrer, profitez de la fraîcheur matinale et faites le moins de bruit possible en parlant à voix basse. 

 
 
 
 
  
LE MOUFLON - Ovis Musimon

Il est originaire de Corse et de Sardaigne. Il a été réintroduit en France vers 1949, à des fins cynégétiques.
 On le rencontre dans nos régions méridionales, des Alpes aux Pyrénées. Peu adapté au granit et aux pentes escarpées, il préfère les sols calcaires et les versants sud bien exposés où la neige ne perdure jamais trop longtemps.
Ressemblant à un mouton domestique l’espèce présente cependant un dimorphisme sexuel très important. Les mâles sont bien plus grands que les femelles sans compter que les béliers arborent avec fierté une armure massive constituée de deux cornes enroulées que les brebis ne possèdent pas.
En octobre, pendant le rut, les mâles s’affrontent dans des combats plus spectaculaires que dangereux et le bruit des cornes qui s’entrechoquent résonne alors dans toute la montagne.

 Longueur : 1,4 m
Hauteur : jusqu'à 80 cm
Poids : jusqu'à 55 kg
Gestation : 5 mois
Naissance : 1 à 2 petits
Longévité : 15 ans

 

 

 

 

 

L’HERMINE occupe une grande partie de l’Europe. On ne la retrouve pas sur le bassin méditerranéen où il fait trop chaud. Mais, elle est tout à fait à son aise dans les régions froides et en montagne où on la rencontre entre 1 000 et 3 000 mètres d’altitude. Elle évite les forêts denses et son terrain de chasse couvre de 10 à 100 hectares en fonction de la densité de ses proies.

L'Hermine n’est pas rare mais discrète. Diurne en été, davantage nocturne en hiver, elle grimpe aisément et nage bien. Elle repère ses proies à l'odeur et les tue en les mordant à la nuque. Active, toujours en chasse, elle prospecte les terriers de rongeurs et les pierriers, entrant et sortant continuellement. Elle se caractérise par son agilité, son extrême nervosité ainsi que sa curiosité constante.

L’Hermine consomme essentiellement des rongeurs. Mais, elle ne craint pas d’attaquer aussi des animaux plus grands tels que le lièvre ou le lapin. L’hiver, elle se faufile entre neige et sol et fait de véritables hécatombes parmi les campagnols. Ses proies favorites sont les souris mais aussi les passereaux nichant au sol et les lézards.

 

 La période du rut se déroule d’avril à mai en plaine. Il est plus tardif en montagne, de mai à juin. L’implantation des embryons est différée en mars l’année suivante. Les naissances ont lieu d'avril à mai après une gestation de 21 à 28 jours. La portée annuelle varie de 5 à 12 petits. La femelle s'occupe seule des petits, leur apporte des proies et les sèvre vers 12 semaines. L’Hermine vit en moyenne 1,5 an et au maximum 7 ans. Les années de forte abondance en proies, les jeunes femelles peuvent se reproduire l’année même de leur naissance.

C'est une espèce non menacée en France. Autrefois classée nuisible et piégée toute l’année, elle est classée espèce chassable depuis 2012 et ses populations semblent stables.

En fin d'été, on peut l’observer dans un tas de pierres. On pourra voir passer, repasser et disparaître entre les rochers une petite fusée marron, qui parfois s’arrête en se dressant sur ses pattes arrières et regarde autour d’elle. Elle est aussi observable près des refuges. Les jeunes, souvent curieux, peuvent approcher parfois les randonneurs en train de pique-niquer.

 

 
 
 
 
 
 
Le VAUTOUR FAUVE est un des plus grands rapaces de France, aisément identifiable par son vol plané lent, souvent en rond. Ses ailes sont longues et larges, et sa queue courte, carrée et sombre. Il porte une collerette blanchâtre, marron quand il est jeune. Son plumage est de couleur fauve, et sa tête entièrement couverte d’un duvet blanc. Son poids varie de 6 à 10kg, et son envergure atteint les 280 cm.

Le Vautour fauve niche dans les falaises, entre 200 et 1 600 mètres d’altitude. Quelques nids ont été observés à l’altitude record de 2 200 mètres. Les nids, regroupés en colonies, sont situés dans des falaises dans la partie la plus haute et pentue, les oiseaux bénéficiant ainsi de bonnes conditions thermiques pour s’envoler et gagner de l’altitude. De là, ils planent sur les vastes étendues d’estives qui entourent leurs colonies.

Même si, parfois, certains couples sont isolés, la très grande majorité des oiseaux nichent en colonies, atteignant parfois plus de 100 couples. De là, les oiseaux s’envolent pour aller chercher leur nourriture jusqu’à plus de 20-30 km de distance. Les oiseaux planent haut dans le ciel, et scrutent le sol tout en restant attentifs aux autres congénères en vol, tous à la recherche de carcasses. Souvent les oiseaux ont un circuit, les amenant à survoler des zones où ils savent trouver à manger (points de dépôt de carcasses, zones d’équarrissage …), allant jusqu’à faire plus de 60-80 km par jour pour prospecter. Une partie des vautours fauves du Parc national va manger chaque jour en Espagne sur les zones de nourrissage. A leur maturité, les jeunes partent en dispersion, parfois très loin (des individus bagués dans les Pyrénées ont été observés à la frontière Italie-Autriche, d’autres au Maroc) pendant 3-4 ans, revenant majoritairement s’installer près de leurs zones de naissance.

Espèce nécrophage, le Vautour fauve se nourrit quasi-exclusivement de bêtes mortes telles que moutons, vaches et chèvres qu’il trouve dans les estives, mais aussi d’animaux sauvages. Sa vue perçante lui permet de repérer les cadavres à haute altitude. De par sa présence, le Vautour fauve contribue à l’élimination des carcasses en montagne.

Chaque couple de Vautour fauve pond un œuf par an, en janvier-février, qui donne naissance, environ deux mois après, à un jeune que ses parents élèvent en lui régurgitant de la nourriture au nid. Son premier vol aura lieu en juillet – août. L’automne venu, commence alors pour lui une migration de 3 ou 4 ans qui le mène dans le sud de l’Espagne ou en Afrique. Le Vautour fauve reviendra ensuite vers les Pyrénées s’installer généralement près de sa colonie de naissance, même si certains iront s’installer dans des colonies italiennes, cévenoles ou alpines. Un oiseau peut vivre plus de 30-40 ans.

On recense aujourd’hui plus de 340 couples sur le Parc national des Pyrénées et près de 800 couples sont présents dans les Pyrénées françaises. Depuis 1993, un programme de baguage de jeunes vautours permet d’obtenir des renseignements intéressants sur la croissance des jeunes, leur départ du nid et leur comportement migratoire. Les relations de l’espèce avec le bétail présent en estives font aussi l’objet d’une surveillance par le Parc national.

Le plus souvent, vous le repérerez par ses cercles au sommet de crêtes et pics, entouré de congénères, gagnant de la hauteur pour ensuite descendre vers les estives et les survoler.

 https://youtu.be/YX02szLLyD0                             https://www.youtube.com/watch?v=RZjZVHSKQ3c&list=PLQBWA-hFKUKiQUYyULMBvmceGpC4XL2I5&index=3&t=26s

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